Dimanche 31 mai 2009
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20:45
Je crois que je n'ai
jamais ecrit de chose aussi personnel sur un forum public que ce qui va suivre.
Si je me décide à le sortir de mon cahier perso aujourd'hui, apres presque un mois d'hesitation, c'est parce que je crois que j'ai enfin réussi a ecrire ce que je ressentais vis a
vis de moi.
Je préfére prevenir que c'est plutot tres long et assez indigeste, mais je me dis que peut etre quelque part il y a quelqu'un qui ressent quelque chose d'approximatif et qui se sent tout(e)
seul(e).... comme moi....
PART I
Je n'arrive pas (à croire)/ à comprendre (que)/comment j'en suis arrivée là.
Quand je me regarde dans la glace, quand je m'y reconnais, je me vois sans me voir.
C'est bien mon visage, mes yeux, mais mon corps est sans contours, il semble flotter, il ne m'appartient pas.
C'est bien moi, là dans la glace, des pieds à la tête, je me vois.
Je ne sais pas comment l'expliquer, je me vois sans me voir pour de vrai.
Je vois mon corps mais il n'a aucune réalité, bien que je le vois tel qu'il est. (Il ne m'interresse pas?)
Des fois quand je veux vraiment comprendre et me voir, prendre "possession" de ce corps, il me faut rester plusieurs minutes, là, à me fixer, à tourner sur place. Regarder les contours.
Dans ces cas là, je détourne le regard, non pas que je trouve ça laid (meme si parfois oui), mais parce que ça ne correspond pas à "ma réalité". (***Je ne me sens pas "deux" pour autant, et
j'arrive pas à expliquer correctement ce que je sens).
Pourtant je peux me regarder longtemps avant de me lancer un regard du coin de l'oeil "ma pauvre fille". "Je suis désolée pour toi".
(*** relié) ----> mon esprit et mon corps sont deux entités d'une même personne (je ne suis donc bien pas deux!!!). Mais l'esprit est la partie la plus importante, le corps "subit". Pourtant
parfois j'ai l'impression que le corps n'ecoute pas ce que mon esprit fait, dit, pense... c'est chiant.
C'est pour ça que ça me fait "rire" quand maman me sort que je ne suis pas bien dans ma peau.
Je ne suis juste PAS dans ma peau.
Je me sens plutôt intelligente, parfois même avec orgueil au dessus des autres. Ma tête est très habitée, peut etre trop des fois à ne jamais s'arreter de cogiter. C'est la partie importante de mon
moi.
Le reste ne fait qu'être un contour mal dessiné qui flotte en dessous. Tout en sachant que j'ai tout à voir avec, je n'ai rien à voir avec (oui paradoxal je sais, mais ça reflete bien ce que
je ressens) je sais et en meme temps je ne comprends pas.
Et puis les autres et leur attentisme débile, qui passent leur temps à me parler de santé, de perte de poids, de bons résultats perdus...
Comment ne pas être révoltée? Les bons resultats que j'avais eu? Suis je une bonne éleve qui a perdu son 20 en dictée? Et pour la santé, suis je si conne?
J'ai conscience de tous les risques et leur répétitions sont un poids en plus à porter..
Je sais, j'ai peur OUI, mais il n'y a rien a faire!!! Et c'est ça que j'aimerai qu'on comprenne.. C'est mon esprit qui compte, en plus ça me fout en
rage de devoir attendre de ressembler à cette image qu'ils ont de moi pour devenir quelqu'un.. JE SUIS QUELQU'UN.
J'ai la malchance d'etre celle qui est grosse aussi dans ma fratrie. Les 3autres sont tous quelqu'un. Moi on me regarde toujours comme derrière une vitre.
Ce chiffre sur la balance fait pourtant peur à ma tête de manière tout à fait personnelle. Je n'en ai parlé à personne car personne ne peut/veut entendre ce que j'en pense moi.
J'aurais juste droit au petit discours sanitaire habituel, peut etre meme avec peine, pitié ou exaspération pour certains... J'ai besoin de tout sauf ça.
Personne ne semble comprendre..
Mon soucis est que je sais que personne ne peut rien pour m'aider, à priori à part moi, mais moi je n'y arrive pas. J'Y ARRIVE PAS. Et quand on a le culot de me demander si j'ai au moins déjà
essayé, ou de faire encore un petit effort (allez encore un efforttt), ça me fout en rage.
J'ai envie de CRIER "ouhouuuu!!! Mais t'es con(ne) ou quoi tu comprends rien!!!"
Si personne ne peut m'aider et si je ne peux rien pour moi, alors merde à quoi bon?
J'ai essayé, plusieurs fois. Assorti d'un mieux parfois, mais ça revient toujours. Je ne peux rien pour moi. Je ne peux plus rien pour moi. J'en suis desolée.
13 MAI 2009
ps: Ce qui ne m'empechera pas quelques jours plus tard devant le miroir de me dire "Boah, c'est pas si terrible, suis pas si grosse que ça".... Va comprendre...
Par PlumpBlossom
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Publié dans : PlumpBlossom
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Je ne te connais pas réellement, seulement de quelques années de net, mais par tes écrits et nos discussions, je peux te confirmer que tu es niveau intelligence, réflexion et point de vue bien au dessus de beaucoup de gens que je connais.
Ce billet en est une preuve supplémentaire. Est-ce que tu accepterais que je le mette en lien sur mon blog? Je crois que tellement de gens se reconnaitraient dans cette description que tu as su faire.
Merci pour ces confidences,(et j'espère que tu me considère pas comme la number one des débiles hein). Je t'embrasse.
Tu sais, je crois qu'on a tous tendance a se sentir prétencieux lorsqu'on avance en terrain "personnel" mais quelque part je crois que c'est aussi important parce que c'est peut etre dans ces moments la qu'on se tient vraiment par la main et qu'on se tire tout seul vers le haut... ya pas de honte a etre fier de soi (enfin tout ça ne restent que des hypotheses...)
Enfin voila, merci pour ton com' vraiment, parce que ça me prouve que je n'avais pas tort en m'etalant "un peu trop" (a mon gout), il y a bien de l'echo sur cette satané machine...
J'ai publié la suite (et fin) de ce long monologue, qui touchera bien moins de monde car c'est la suite d'une reflexion tres personnelle, mais on sait jamais, je voulais publier "en entier" cette idée, ces deux jours supers pas droles mais instructifs sur ce que je ressentais.
oki pour le lien, je me rends compte que j'en fais regulierement chez toi sans meme te demander, j'espere que tu n'es pas rencuniere :D
Encore bon courage pour ton déménagement. Bises!
L'autre c'est mon double dans le miroir? Oui bon ok, ça fait un peu alice au pays des merveilles mais je suis serieuse, penses tu toi aussi qu'on trouve ça au fond de soi?
j'ai essayé d'en parler a mon doc, qui m'a repondu que le "declic" c'est de la connerie, que ça n'existe pas..
alors si j'ai jamais de declic qu'est ce que j'attends? (enfin non, ça veut pas dire 'autant le faire de suite je peux pas" mais plutot "comment vais je faire"?)
des biz!