Lundi 1 juin 2009
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12:18
Suite et fin du texte de mon cahier, encore plus indigeste, encore plus personnel, encore plus dur a ecrire ici.
Ce matin j'avais vraiment besoin d'écrire... Mais avec le boulot et la journée qui avance, les idées se mélangent et deviennent de plus en plus brumeuses.
Difficile de se "lacher" une fois qu'on est bien reveillée. Difficile d'avoir et de retrouver les mots qui coulaient pourtant à flot ce matin dans la salle de bain (souvent je me dis, tiens tu
devrais ecrire ça, ou alors les mots viennent seuls et je poursuis l'idée sans cahier sous la main), à cette heure où l'on se souvient encore de ses rêves et où, finalement , je pense qu'on est en
ligne direct avec soi même (un espèce de télèphone rouge comme entre les Etats unis d'amérique du Nord et la Russie).
Ce matin, 1ère pensée au reveil: Je ne veux pas mourrir.
Je ne parlais bien sûr pas de cette fin de vie qu'on imagine le plus tard possible, la Mort (celle avec un grand "M").
Non, là je parlais et pensais à une mort précoce, que j'aurais moi même généré.
Je me sens seule, sans volonté. Je me coupe des autres car chacun y va de son conseil et je sais pertinement qu'en ce moment je n'arrive plus à rien et donc, pas à suivre les 15pistes données par
15personnes différentes...
Tellement de conseils, ma tête va dans tous les sens.. Mais au fond je n'arrive à rien du tout...
Alors si c'est pour au final me récolter des reproches (du type "si tu veux pas qu'on t'aide va te faire voir" ) (voir note en bas)
Après tout je leur ai rien demandé, eux qui sont tous là à savoir ce qui serait le mieux... Je n'ai pas de courage, de volonté, je l'avoue. Ni celui de tout dester, ni celui de décevoir (peut on
parler de courage sur ce dernier point?)------> Suis pas sur de ça, moi ce que je veux dire c'est que je me déçois assez moi meme, je n'ai pas en plus envie de décevoir les autres, qui attendent
une suite à leurs papiers et leurs conseils
Je n'y arrive pas. J'arrive pas à m'en sortir toute seule.
Mais personne ne peut m'aider en vrai, alors que dois je faire?
J'ai honte de baisser les bras et pourtant, je n'arrive pas à faire autrement. J'ai honte de me plaindre de cette situation où je suis mon propre bourreau.
Je n'arrive pas à y arriver.
Je n'arrive pas à m'arrêter, même en plein moment volontaire ya toujours ce moment où je craque et où je me sens encore plus minable..
C'est pourquoi parfois je me sens si proche de N. (il est toxicomane)... Peut etre que lui aussi parfois il se dit "allez c'est fini", puis finalement il préfère ne plus nous voir parce qu'il a
replongé et il sait ce qu'on en pense...
C'est peut etre pour ça que je ne le juge pas, même si j'ai mal qu'il en soit là. Peut etre pour ça qu'il coupe les ponts avec ceux qui se sentent impuissants, et pire encore avec ceux qui pensent
que "le secouer ça peut pas lui faire de mal" (comment les gens peuvent ils etre aussi cons???)
Parfois je sais, je ressens à quel point c'est difficile quand la volonté nous quitte. Je ne parle pas de ces moments où l'on craque moralement, je parle de long terme, quand tu es au pied de la
montagne, celle que tu as déjà tenté de grimper plusieurs fois, parfois tu en a meme grimpé un bon bout, (mais ya toujours un moment ou tu roule jusqu'en bas) ou alors tu fais du surplace; bref,
d'une façon où d'une autre une fois de plus, te voila là, au pied du monstre à regarder vers le haut, sans voir le sommet. epuisée.
Sans compter la culpabilité à chaque "faux départ", ceux où tu te croyais prête et où tu ne l'étais pas... La culpabilité à chaque faux pas, comme un doigt posé sur l'incapacité, démontrant quel
perdant on est; en "vrai", regarde bien en face. Regarde toi bien en face.
Enfin la culpabilité vis à vis de ceux qui réussissent là où l'on échoue.
Il y a aussi la pression familiale, qui bien qu'on vous jure qu'elle n'existe pas, existe dans chaque instant. Mots, gestes, discutions, et même le soucis que l'on se fait pour vous est pesant.
J'essaie de vivre ma vie chaque jours, avec ou sans kilos.
Mais lorsque je ne me sens pas bien il y a toujours quelqu'un pour me dire "tu vois, tu dis que ce n'est pas tes kilos ton problème mais.... "
Mais dès que je fais quelque chose je suis épinglée.
J'ai acheté deux livres dernierement. Un sur l'Agar-Agar que je cherchais depuis quelques années, et un sur les smoothies que j'adore.
Manque de bol l'Agar c'est "l'arme anti kilos" et il y a le malheur d'etre inscrit "minceur" apres "Smoothies". Or si j'ai choisi ces bouquins c'est plus une question de petits prix et de format.
Mais non. J'ai eu droit à "tu vois bien d'après tes lectures que si tu te sens mal c'est par rapport a ton poids". Ca me saoule. On dirait un "je te connais mieux que toi, je sais mieux que toi ce
que tu ressens", alors que justement ça tombe pile à coté de la plaque.
J'en viens à ne plusparler de ce que j'achète parce que j'ai toujours des commentaires de ce genre.
Sauf bien sur quand ça n'a rien à voir avec la bouffe où là j'ai "encore acheté des choses que je n'aurais pas du acheter, j'ai pas la place, j'ai pas de chez moi, j'achete trop" limite "ça sert a
rien" ce que j'achete... (a noter.. j'achete trop, je mange trop, je suis trop injuste... qu'est ce que je ne fais pas de "trop"???)
L'autre jour fait marrant, je montre ce qu'on a acheté avec mon copain (sans preciser qui est a quoi) et hop on embarque sur "t'as ENCORE acheté des trucs, mais qu'est ce que tu vas faire de tout
ça???" (et en plus c'est "des choses tellement pas utiles" meme si moi je les trouves geniales...)
Je réponds que c'est a lui et tout d'un coup plus aucun com', le couteau a nutella design en plastique rose est rigolo, les cuilleres sont devenues tres jolies et "pas cheres c'est
interressant"...
Je me sens vraiment merdeuse. Quoi que je fasse ça va jamais. On attends toujours autre chose que ce que je suis. Mais quand je fais la remarque, ça frôle le scandale, je deviens "tellement
injuste" en plus du reste, et tout ce que je reproche qu'on m'ait dit... n'a jamais été dit... c'est magique (et ça a tendance a rendre un peu cinglé aussi...)
26 MAI 2009
NB du 1er juin:
A propos des remarques... je viens de m'en prendre une en pleine tete juste a l'instant pendant que j'écris: "tu veux pas suivre les conseils alors tant pis pour toi, tu n'as qu'a arreter de
manger du fromage au lieu de te plaindre, tu veux qu'on t'aide? Ben c'est comme ça qu'on peut t'aider!!!!" (ben oui tiens, c'est tellement facile, il suffit juste de le décider et hop adieu
l'hyperphagie... Puis je suis tellement conne que je suis pas au courant... (j'enrage, je boue).
Dans ces cas là, et quand c'est des réactions comme celle-ci, j'ai franchement aucun sentiment de "décevoir", j'ai plutot envie de me barrer loin des certitudes arrivistes qui sont au
contraire à l'opposé total de moi... (je parlais de N. et du coup de pied au cul totalement con qui servirait a rien, on y est en plein dedans!!!)
Grande douleur, comment ma mere peut etre aussi loin de moi? J'aurais tant aimé pouvoir partager ce genre de choses avec elle mais impossible. Elle qui sauve le monde en permanence elle doit peter
totalement un cable de pas reussir a me "sauver" avec ses phrases toutes faites...
Par PlumpBlossom
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Publié dans : PlumpBlossom
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Bye - Yentl
C'est dur tout de meme d'envoyer chier les autres, meme quand ça demange... apres tu fais le tri entre ceux qui sont la juste par attentisme, puis les autres qui savent pas comment faire mais qui voudraient t'aider..
c'est dur de faire le tri...